TDLGB.org?
Le jour d'aujourd'hui par
Vous êtes sur un site web qui raconte n'importe quoi, maintenu par une bande de bons à rien. Et c'est pas près de s'arranger.
Pour plein de raisons toutes très mauvaises, nous ne vous proposons pas de commenter nos articles. Si cela vous manque, n'hésitez pas à le faire par mail à l'adresse suivante: weblosers [at] tdlgb [point] org.
Version des news: $Revision: 1.178 $ .
Le visage
Le 20051201 par
Je reproduis, de mémoire, ce que j'ai vu sur une affreuse chaîne de télévision française.
(présentateur, visage contrit)
Le froid, inhabituel en cette saison, en dessous d'environ 10°C des normales saisonnières, a tué une huitième personne, un SDF de 54 ans...
(fin de la phrase, culmination de la contrition, une demi-seconde de silence suspendu ... soudain air enjoué)
Le froid a aussi d'autres effets, par exemple dans le Massif Central où les stations accueillent les premiers skieurs, un mois avant la date l'ouverture traditionnelle de la saison !
Bande de putain de tarés.
Schizophrénie ordinaire: une perspective historique et méchante
Le 20051201 par
Cas de Sénèque, dont l'oeuvre invite à abdandonner toute passion inutile, à savoir se satisfaire de peu, à rechercher le repos de l'âme et à négliger les richesses. Il vivait pourtant dans une magnifique villa, fut soupçonné de conspiration et l'Empereur l'obligea à se suicider en 65 ap. J.-C.
Cas de John Lennon, dont la plupart des chansons invite à la belle rencontre de l'autre, au partage, au rejet de la possession matérielle. Il habitait, quant à lui, dans un splendide immeuble, le Dakota Building, à New York, en face de Central Park, y passant son temps, quand il ne chinait pas, avec Yoko Ono, chez les antiquaires en accumulant nombres d'objets rares et précieux. Le 8 décembre 1980, Mark Chapman, un déséquilibré, l'assassine de cinq coups de feu.
Comme quoi, en dépit des épreuves, il ne faut jamais systématiquement désespérer de l'humanité.
Toi aussi, détermine ton utilité sociale
Le 20051104 par
Toi! Oui, toi, toi qui aime te faire peur avec la grippe aviaire, avec le réchauffement climatique qui va apporter plein de maladies nouvelles et terriblement dangereuses, donc, toi, tu aimes te faire peur? Eh bien, détermine, enfin, ta place dans la hiérarchie sociale et découvre le traitement qui t'es réservé en cas de catastrophe majeure!
Lis cette belle recommandation du Ministère de la Santé et tu sauras si, peut-être, tu seras sauvé! Bon, je vous laisse, n'étant pas personnel de santé, je vais tacher de me faire référencer quelque part comme «personnel clef». Bisous.
Le Major à l'Instruction Militaire
Le 20051103 par
Le Directeur du Conseil Disciplinaire émit un verdict sans appel: «Une balle perdue, ça se comprend. Ca peut être une erreur. Deux balles, c'est vraiment pas de chance. Trois balles, il y manifestement intention de nuire. Mais tout un chargeur, avec un tir groupé en pleine tête, Major, et une grenade par dessus le marché pour compléter le tableau, là, votre excuse d'«étourderie» ne tient pas.».
Le Major s'était encore grillé à l'occasion d'une petite joute amicale.Que faire de lui? L'Armée se posa assez longuement la question et c'est lorsqu'on se rendit compte que le Major enseignait les bases de la guérilla urbaine aux jeunes du quartier voisin qu'on avisa qu'il était urgent de le muter.
Cette nouvelle perspective devint rapidemment pour lui une nouvelle vocation. Le Major se mit à lire, à lire et à lire, beaucoup, tous genres de livres, même les gros sans images. Il se prit d'une brutale passion pour un dodu auteur italien rigolo qui écrivait des histoires sur des enquêteurs médiévaux ou des saumons qui parlent. Il le trouva complètement mytho: le Major voulut aussitôt embrasser la carrière d'Umberto Eco.
Il proposa donc à la Commission de Discipline une demande de mutation à l'Instruction aux Armées, avec le titre de Maître de Chaire en Philologie et Littérateur Comparée. Il trouvait ce titre fort beau. On accepta aussitôt.
Le Major se mit au travail avec acharnement; je me mis moi-même en disponibilité de l'Armée pour suivre ce prodige et assister, enfin, au premier cours du Major.
Le Major Bardouin n'avait pas, selon toute évidence, pleinement compris le sens du mot «philologie» (en vérité, il ne savait pas non plus l'orthographier) et il trouvait la littérature un peu chiante: c'était pour lui une très bonne consolation lorsqu'on est dans un cachot, mais rien ne vaut l'exaltation d'une charge face à l'ennemi. Aussi, le mot «comparé» avait retenu toute son attention.
Il compara donc attentivement, comme base de son cours, les textes qu'il connaissait le mieux: les chansons militaires. Le Major fit, deux heures durant et devant un amphi bondé, l'exégèse détaillée du «Régiment de Sambre et Meuse» ou de la «Victoire en chantant». Il avait compris d'Umberto Eco que la littérature comparée nécessitait la connaissance d'ouvrages étrangers et il appela à son secours ses souvenirs du film «Apocalypse Now» et se référant abondamment à «I Can't Get No» ou à «Honky Tonk Woman».
Sa conclusion toucha au sublime:
«Comme je l'ai montré jusqu'à maintenant, il est tout à fait remarquable que l'expression nationale française confine au dolorisme et à l'abandon. Tous nos exemples évoquent la mort du soldat, mort glorieuse, certes, mais mort quand même. Rappelons nous pourtant, chers amis, qu'un bon soldat mort est avant tout un soldat mort ennemi. C'est une vérité fondamentale de la guerre qu'il ne faut pas perdre de vue.
Il en est tout différemment dans les extraits anglo-saxons, qui, eux, exaltent une sexualité, certes imparfaite, mais sexualité active tout de même. Réflexion faite, je ne suis donc pas sûr du tout que la chanson militaire française soit à la hauteur du Génie français.
Car en définitive, que nous apprend le Génie français? Livré à lui-même au coeur de la bataille, abandonné en plein enfer, le soldat français s'en sort toujours. On le retrouve usuellement à cinq kilomètres de là, dans une ferme, au chaud, en train de se faire servir une bonne assiette par la fermière et, souvent, il a déjà tiré son coup. Ca, c'est l'expression du Génie Militaire Français. La Nation attend le poète qui chantera, enfin, l'expression véritable de notre destin martial».
Update
Maia, qui, rappelons-le, est géniale, donne une nouvelle vision de cet aspect des choses en dévoilant un 'gnifiiiique article dans le New-York Times. Et donc, le soldat américain ne vaut pas Mick Jagger.
Avec uneuh banAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaneuh
Le 20051102 par
Donc, Maia revient. On t'adore, my luv. http://www.sexactu.com/
Hector contre Spiderman (tout contre)
Le 20050826 par
C'est l'histoire de la déchéance d'un super-héros, qui volait et et qui maintenant rampe, non, non, ce n'est pas de Superman dont on parlera ici, mais de Spiderman. Putain, ça doit faire super mal.
Essai de Google Talk, en beauté
Le 20050825 par
Nice shot, d'Olive:
(19:57:56) Olive: j'ai acheté un livre sur la procrastination (19:58:02) Olive: je le lirai un autre jour
update: et putain, j'arrive pas à croire que tu sois passé sous Windows, 'tain, j'ai encore pleuré toute la nuit avec ces conneries.
L'art de louser en toutes circonstances
Le 20050823 par
Après un week-end parisien bien fatiguant (beau pléonasme...), j'arrive à la Gare de Lyon vers 13h45, avec un billet pour le train de 20h20, mais avec largement de temps pour l'échanger pour le train de 14h20...
Je vais donc vers la borne d'échange automatique de la SNCF pour les TGV, je rentre mon billet "repassez d'ici 8 minutes pour échanger ce billet"... Bon ok, je me dis que ces bornes là c'est vraiment pour les gars qui arrivent au tout dernier moment, bon pas grave. Je vais donc vers une billeterie automatique, là elle me dit qu'elle ne peut faire l'échange que pour un billet de la même valeur. Ça commence à me gonfler là d'un coup.
Je vais donc aux guichets "manuel" (ce sont ceux qui sont le plus souvent fermés, soit pour arrêt maladie, jour de récup, suppression de poste, grêve ou pause). Forcément, je fais la queue comme un con. Pas trop grave, je me dis que ça va passer vite, y'a du monde, mais y'a 4 guichets d'ouverts. Une des guichetières me détend un peu, elle parle super fort dans son hygiaphone amplifié, sans entendre qu'elle a mis le son au taquet et que ça sature. De l'autre côté de la vitre double foyer, un pauvre étranger essaie de comprendre, dialogue de sourds, marrant.
La 1ère personne passe, plof, un guichet se ferme sans avertir rien. La nana derrière le pare-balles tombe son rideau et se barre. Pas cool. Bon, la 2ième personne passe, plof, un deuxième guichet se ferme comme le premier, sans prévenir ni rien. Du coup, on commence à attendre violement. Je regarde l'horloge SNCF: il est 14h05... Putain, je prends la file à rebrousse-poil, éclate un mec qui visiblement ne savait pas que l'expression "excusez-moi" veut parfois dire "laissez-moi passer". Ma valise est lourde et le plastique de ma samsonite très costaud, sans compter que j'étais énervé et passablement pressé. "TCHTONK!" .. oops désolé pour ton tibia, vraiment.
Excédé, je me dis que je vais retourner à la gentille borne qui m'avait dit de repasser. Cool! Ça marche enfin, sauf que le billet est plus cher, il faut payer 16,10 euros de plus. Fais chier merde, y'a personne dans la gare, periode de pointe, mon cul. Je sors la carte bleue. Pas besoin, la borne me dit "à payer au conducteur dans le train"... Et là gros frisson, j'ai pas une thune en liquide sur moi, pas de chéquier. Qu'une carte.
Je pars à la recherche d'un distributeur de billets, y'en a forcément un dans la gare. Bin non, j'ai fait toute la gare, pas un seul. Merde alors. Bon, je descends d'un étage, dans le sous-sol... je fais tout le sous-sol, pas un seul putain de DAB. Il est 14h12 je commence sincèrement a stresser, toujours pas le moindre argent liquide. Je vais à l'acceuil, la nana me dit "bah c'est normal, y'a pas de distributeur dans la gare"... Bonne louse... "mais vous inquiétez pas, *DES FOIS* le controleur a la machine"...
Alors je fonce sur le quai, je choppe le contrôleur: "oui bien sûr, pas de problème, j'ai la machine"... Je saute dans le train, il est 14h18. C'est bien, je transpire comme un goret, je suis exténué, le train part.
On m'y reprendra plus
Un monde parfait
Le 20050719 par
Lire les nouvelles du matin, c'est fort instructif. Ainsi, voyons un peu la cueillettedu jour.
Dans une ferme un peu particulière, un monsieur meurt des suites de lésions internes irréversibles pour avoir tenter de se faire lutiner par un étalon (merci à la source, le site du journal Le Monde). Pas très loin de là, une gamine de onze ans se trouve en procès pour avoir jeté une pierre sur son petit voisin de 9 ans (cette fois, la source est le site en ligne du journal Libération).
Tout va bien, je vais bien, tout va bien, je vais bien, tout va bien, je vais bien, tout va bien, je ...
Pornographie chevaline
Le 20050706 par
HORSE PORN !
Les brevets logiciels sont rejetés ! Les menaces sur l'intelligence et l'innovation sont écartées pour l'instant !
Mais restons sur nos gardes, ces emmanchés sont, comme on le sait, capable de coups tordus. Continuons le début, ce n'est qu'un combat!
Mes aventures extraordinaires avec un disque dur
Le 20050625 par
«missing '.' in directory '/' inode 12344. Fix<y>»
Chuis super confiant.
Blog-pub: sinon, on est pas pris pour des cons, non
Le 20050613 par
Adidas lance un vrai-faux blog pour faire parler d'une nouvelle gamme de vêtements de sport, clima. L'idée est simple: de faux essayeurs branchés racontent leurs fausses histoires de sport, de faux amusements de loisirs et leurs faux essais de dragouille avec leurs vêtements. Cela est fait pour sentir le vécu, l'authentique, le vrai.
Évidemment, ça sonne faux, creux, débile, ça sent l'agence de pub qui a réussi à convaincre un patron de comm' de 55 ans, ex-soixante-hiutard avec une BMW-X5 que c'était un vecteur de communication indispensable dans le monde d'aujourd'hui dans les codes des jeunes, tu comprends, coco ?
L'adresse: http://adidas-clima.skyblog.com/, pour vous, je sais pas, mais moi, 'tain, finalement, je ne regrette plus tant que cela que la planète n'ait plus que quelques dizaines d'années à vivre.
update: (via padawan) et comme dès que la nature a inventé un truc con, il surgit un truc encore plus con immédiatement, on peut fièrement lire http://jamaischezmoi.skyblog.com/ (le skyblog pub pourri de la SNCF, rha, putain), et http://ipodstory.skyblog.com/ celui de l'iPod.
Putain, mais le réchauffement climatique, là, ça peut un peu s'accélerer, on n'a pas non plus toute la journée, là.
Le Major Bardouin et la cause des femmes
Le 20050605 par
Le colonel avait personnellement tenu à avoir un entretien privé avec le Major avant de choisir sa sanction disciplinaire. Après trois bonnes heures de discussions intenses, il sorti de son bureau abattu et dut conclure, pensivement, qu'après une vie entière de saouleries, initiée dès l'âge de ses douze ans, il était en fait parfaitement possible que le Major fut bourré perpétuellement.
Moi, il ne m'avait pas vraiment fallu trois heures pour m'en convaincre, quelques secondes avaient suffi amplement à mon illumination. Incrédule, ce jour là, je voyais le Major mettre en pratique sa maxime préférée, qui précise, je cite, qu'il est plus facile «pisser contre les balles ennemies que contre le vent».
Le Colonel recevait le Major parce qu'il avait mis hors d'état de tenir son rang une jeune recrue, la ci-devant nommée Sophie Michaud. «Hors d'état de nuire» signifie, pour un Major de bonne humeur, qu'il lui avait pété les deux tibias à la barre à mine. Le Colonel, qui était progressiste et curieusement impéméable à la connerie ambiante, voulait promouvoir l'avancement des femmes dans l'Armée. La recrue Michaud était son espoir secret, espoir que le Major avait brisé, en même temps que ses tibias.
«Mais bordel, Bardouin, qu'est-ce que nom de Dieu il a bien pu vous passer par la tête?»
«Les femmes sont dangereuses pour notre section, mon Colonel, elles sont toutes un peu sorcières!»
«Qu'est-ce que c'est que ces conneries, Bardouin?»
Alors, se penchant avec une aura de mystère, la figure sombre d'un Templier en plein rite, le Major prononça gravement ces mots à l'oreille du Colonel: «Pour vous, je ne sais pas mon Colonel, mais moi, vous pouvez me croire, j'ai étranglé, j'ai fusillé, j'ai poignardé, j'ai éventré et désentripaillé, j'ai étouffé, j'ai noyé bien des hommes, dans bien des lieux. Et je n'ai jamais vu un être humain saigner pendant cinq jours sans en mourir».
Le lait à la russe
Le 20050602 par
Point de quotas laitiers chez nos sympathiques amis russes, en revanche, une distrayante méthode pour accroître la productivité des vaches tout en s'amusant. 100% naturelle, 100% plaisir.
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| Et en plus, elle aime ça la salope, hein! |
La motivation en entreprise: la leçon américaine
Le 20050522 par
Aux États-Unis, les gens se sentent très concernés par leur travail. J'ai appris qu'ils avaient souvent de très bonnes raisons de le faire!.
Enfin une réfléxion sérieuse sur Star Wars
Le 20050522 par
Si Amindala, elle était vraiment si formidable au pieu, je pense que Darth Vader, il n'aurait jamais été se tripoter le sabre laser avec Palpatine.
Personnellement, j'ai toujours considéré les Bonobos supérieurs aux Jedis.
My elephant is gay
Le 20050521 par
Hector, l'éléphant farçeur à l'intelligence pénétrante et le reste à l'envi, est lui aussi en balade du côté de New-York City.
Sauf qu'il a fait une sorte de coming-out: Oh, my God, my elephant is gay!
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| L'amour des animaux c'est bien... |
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| mais ça fait vraiment trop mal au cul! |
Féminités
Le 20050520 par
Jusqu'à récemment, j'avais toujours pensé que le marquage du territoire était une activité principalement masculine, toutes espèces confondues. Or, après une quinzaine de jours de voyages, je dois changer d'avis.
En si peu de temps, je suis passé dans un nombre considérable de lieux, de places, d'endroits, d'espaces, sans y laisser la moindre trace de mon passage.
Quant à elle, et dans exactement le même temps, ma femme a pissé dans les endroits aussi incongrus que:
à dix milles mètres au dessus de l'Atlantique (plusieurs fois);
au 86ème étage de l'Empire State Building (une fois);
en plein milieu de l'Hudson River (une fois);
sur un porte-avions de l'US Navy (une fois);
à deux pas de fossiles de plusieurs millions d'années, au Muséum d'Histoire Naturelle (deux fois);
la plupart des grands lieux culturels de New-York (en particulier, mais sans restriction, le Museum of Modern Art, le Metropolitan, le Guggenheim museum, la Frick Collection, etc., plusieurs fois);
dans un théâtre sur Broadway;
dans la plupart des grands magasins de New-York, dont le très chic Bloomingdale's (plusieurs fois);
dans un nombre incalculable de bars, restaurants ou deli entre Lower Manhattan et la 92ème rue (incluse).
Pendant ce temps là, je résistais à une pulsion millénaire afin de parfaire mon état d'être civilisé, alors même que la personne qui exige cet état de moi se livrait à la plus étonnante et scandaleuse expérience de marquage pissier.
Ce monde ne tourne plus rond, bordel.
De l'art de la suggestion suggestive...
Le 20050518 par
Tout le monde utilise, depuis quelques années maintenant, le même moteur de recherche, celui qui a plein d'options et propose toujours plus de service. En particulier il est capable de proposer des corrections automatiques sur vos critères de recherche, ça nous donne le droit d'être fainéants, de ne pas se relire, la bonne écriture n'est plus qu'à un clic.
Tout cela est presque parfait. Et devient parfois surréaliste. Après certains traitements de textes qui ont fait la une pour leurs propositions de corrections orthographiques par toujours catholiques (souvenez-vous), c'est au tour de notre ami Google de s'illustrer.
Oh la belle proposition que voici: Toutes des beautés!.
Pierre Desproges, Vivons heureux en attendant la mort
Une civilisation sans la Science, ce serait aussi absurde qu'un poisson sans bicyclette.
Le Major Bardouin juge de la résistance aux pannes
Le 20050426 par
Avant notre renvoi du service informatique de l'Armée, je me souviens que le Major avait été fort dépité que la grandiose solution de synchronisation en temps réel entre sites distants n'ait pas eu les budgets nécessaires. Il avait imaginé une redondance matérielle sur des disques présents dans la baie et en parallèle sur des disques sur un autre site militaire.
Vociférant contre les galonés, il affirma qu'il implémenterait lui-même la solution. Se retournant vers le soldat Kuppa, il lui dit sobrement: «Kuppa. T'as des disquettes? t'as la 4L de service? Tu feras le RAID!».
Bien configurer ses locales
Le 20050422 par
«Hmmm, tu crois qu'il existe une locale en_AYB?»
Ce matin, un éléphant est descendu du ciel
Le 20050418 par
Dans la nouvelle salle dans laquelle nous travaillons tous les trois, ce matin, il y avait une drôle d'odeur de chaud et de brûlé... puis on a levé les yeux au ciel: le plafond était défoncé et, de loin, on pouvait entendre un petit rire curieux... c'était Hector!
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| Devine qui c'est ... hihihihihihihihi! |
Evaluer correctement ses dirigeants
Le 20050417 par
Lors de son entretien annuel d'évaluation, on lui posa la question de savoir quel manager manquait, selon lui, à la structure.
Présentant la photo suivante (véridique, oeuf corse), il déclara avec aplomb: «un plombier».
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| Donc, un plombier. |
Grand concours T.D.L.G.B.
Le 20050414 par
Nous sommes très fiers de lancer le premier grand concours de qualificatifs rigolos sur TDLGB. Un qualificatif rigolo, c'est comme une insulte, sauf que c'est rigolo. Par exemple, «gros con» est une insulte. «sac à purin», c'est rigolo. Tout le monde peut jouer en adressant un email avec le qualificatif rigolo dans le corps du mail à weblosers [at] tdlgb [point] org.
J'ouvre le bal en proposant: manche à couilles.
Les technologies modernes
Le 20050414 par
- T'as vu, les deux serveurs, après, ils discutent entre eux, pas en HTTP, mais en SOAP.
- Ouais, mais SOAP, ça fait plutôt mal au cul, non?
- Je dirais plutôt qu'en l'espèce, il vaut mieux en mettre.
Un mythe tombe
Le 20050407 par
'Tain, comme ils sont trop laids, dans la vraie vie, Néo et Morpheus, les boules.
Impressions: la fille du restaurant
Le 20050405 par
Elle est là, souriante, appliquée et toujours un peu ailleurs, polie non sans un fragment contenu d'ironie. Elle passe d'un client à l'autre, apporte du pain, une carafe d'eau, prend une commande après avoir apporté un plat dont l'assiette est bien trop chaude.
Elle porte un débardeur serré, peut-être savament négligé, comment le saurais-je? ce n'est pas fait pour qu'on puisse le savoir. Elle a un visage doux, des yeux bleus. Elle s'affaire discrètement ici puis là, elle veille à tout et il me semble que la terrasse est toute emplie de sa présence.
Ce qui la rend vraiment particulièrement belle, c'est son indifférence détachée.
Maintenant, La Julie, tu lui dis «oui»
Le 20050404 par
Sinon, TDLGB ressort tout son attirail de galanterie médiévale, version puit de basse-fosse, le genre d'outils avec lesquels après, on peut s'habiller chez Bricorama. Parce que dédaigner un Flying Calbute, c'est cruel. On n'abdique pas l'honneur d'être une cible, et de choix, du FC.
Sinon, c'est le pal, qui commence bien et qui fini mal.
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| La poire, l'héritage médiéval des instruments de beauté, trop souvent négligé. |
La vie dans la grande ville, et ses travers
Le 20050402 par
L'espèce de connasse qui écoute du Pascal Obispo en boucle et à donf à partir de neuf heures du matin ce putain de samedi, faut vraiment qu'elle arrête ou je lui fait découvrir les quatorze techniques basiques de strangulation que m'a enseignées le Major.
Ca devait être cela, sa maxime «Lorsque tu te réveilleras, rappelle-toi ce que je t'ai appris». 'Tain, mon genou sur sa trachée, m'en rappelle très bien.
L'adieu du Major
Le 20050401 par
Lorsqu'il apprit, indirectement, mon prochain départ de l'Armée, le Major vint, l'air grave, me voir.
Je m'attendais à une scène de colère homérique, avec force vociférations, de la part d'un homme qui se destinait à mourir là où il avait toujours été, c'est-à-dire à la tête de forcenés inconscients, écrasé par une force qui le dépasse. Telle était la vision de la mort du Major.
Au lieu de cela, il s'approcha calmement et me dit d'une voix douce: «Je comprends ton désir d'une autre vie». Dans la pénombre qui nous entourait, je ne distinguais de sa silhouette qu'une indistincte forme grise, et je fixais l'étincelle de son oeil. Il ajouta: «Lorsque tu te réveilleras, rappelle-toi de que je t'aurais appris».
Aujourd'hui, parvenu au terme d'une étape importante de cette nouvelle vie, je réalise combien le Major était un être rare, empli d'un idéal jusqu'à l'extravagance, animé d'une passion délirante et maladive pour l'idée qu'il se faisait du métier de la guerre.
Il vivait son engagement comme un sacerdoce, heureux qu'exposé aux dangers, sans cesse à la recherche du beau geste, de la belle action, de la belle aventure, de la belle mort. Petit Don Quichotte blindé, avec une Rossinante en chenilles, il fut sans doute, au moins pour moi, la dernière figure exemplaire de la Chevalerie Errante, perdu et frénétique dans un monde désenchanté qui n'accepte que la soumission efficace.
Pas de ce monde là
Le 20050330 par
Les classes pauvres ont toujours été les classes dangereuses. Enfin, au XIXème siècle, vous savez, quand les méchants industriels surveillaient et punissaient les méchants ouvriers qui étaient tellement pauvres qu'ils buvaient beaucoup et que cela donnait des chouettes bouquins comme Germinal ou L'Assommoir, par exemple. Enfin, chouette, chouette quand on lit cela dans un confortable canapé, acheté par papa qui est cadre, hein, maintenant, elle est distrayante la misère des autres, surtout quand elle est passée et lointaine. C'était avant.
Enfin, avant le progrès, quoi.
Enfin, peut-être pas non plus.
http://www.inreallife.be/PAGES/RFIDUSA01.php
Voilà.
C'est vraiment dégueulasse. Même s'il y a quatre milliards de bonnes intentions derrière cette initiative, c'est juste vraiment dégueulasse.
Art de vivre
Le 20050330 par
À votre avis, qu'est-ce qui est le plus grave, dans la vie... l'apathie ou l'ignorance?
Non seulement j'en sais rien, mais en plus je m'en fous.
Pourquoi j'aime internet
Le 20050330 par
L'idée, je crois, au départ, des gens qui ont créé internet, c'était de partager la connaissance, permettre à tout un chacun d'accéder facilement au savoir, et l'une des plus belles réussites en ce sens est très certainement le projet WikiPédia.
Mais comme ce bel outil (internet) permet à tout le monde de s'exprimer, on trouve vraiment tout et n'importe quoi sur la toile. Notez que je trouve cette idée remarquablement géniale, n'ayons pas peur des adverbes!
Et notez aussi la belle réaction qui a suivi! Ah vraiment, internet est un endroit fabuleux où il fait bon vivre, à l'image du monde réel qu'on tente si souvent de lui opposer...
Comme on trouve, nous, chez les gros lourds, cette idée géniale, on va faire pareil, y'a pas de raison. Alors comme on dit par chez nous:
«Envoyez la caillasse, sinon on bouffe cet éléphant que vous aimez tous, Hector.»
Debout sur le Zinc, bordel!
Le 20050326 par
Hier soir, nous sommes allés voir un concert comme on n'en fait que trop rarement, un moment de musique et de joie, de couleur et de gaieté; bref, une bien chouette soirée!
Debout sur le Zinc joue de la musique aux inspirations multiples, de l'europe de l'est à l'orient, des tsiganes aux rockeurs... ils accompagnent des histoires souvant attachantes, parfois drôles, quelque fois inquiétantes. Le public (c'est à dire, nous) est pour eux un instrument supplémentaire, qui tape des mains, chante et hurle sur commande.
Bref, cela va bientôt faire dix ans que j'ai découvert ce groupe (qui sévissait alors presque seulement à Rambouillet), et je continue d'assister avec plaisir à leurs concerts, dès que je peux, soit plusieurs fois par an!
Juste une petite remarque concernant deux jeunes ados qui n'étaient pas loin devant moi... je n'ai pas compris que ces jeunes hommes, qui par ailleurs semblaient eux aussi apprécier le concert, passent leur soirée le téléphone à la main. Passer un bon moment, simplement, sans être connecté deviendrait une chose impossible?
Vous aimez la musique? La chanson française vous manque? Découvrez-vite les meilleurs groupes français du monde, vous allez adorer...
Le Major au responsable de mission
Le 20050325 par
Couchés ensemble sur du béton glacé, de nuit, en hiver dans une contrée hostile, rampants, le Major asséna au responsable de mission qui geignait sourdement:
«Ferme donc ta gueule, au moins, t'auras chaud aux dents».
La joyeuse chaîne des prestas
Le 20050323 par
Mon client me demande de passer un message à un autre prestataire, qui s'occupe de l'infrastructure bureautique, afin de réparer une machine. Ce type appelle Dell. Le gars arrive. Il tente de réparer le système, mais il dit ne pas connaître le contexte dans lequel les points de maintenance sont négociés. En fait, il appartient à une société tierce (Gétronix?) à laquelle Dell sous-traite une bonne part du boulot de maintenance.
Moralité, chez ce client, entre l'ordre et sa réalisation, il y a quatre niveaux de prestataires, occasionnant à loisir quatre occasions de perdre de l'information ou d'agendas secrets entre prestas.
Sick sad world.
La constitution européenne
Le 20050323 par
Que savez-vous donc de cette constitution? Si vous êtes un peu comme moi, que le sujet vous intéresse vaguement mais n'avez pas envie de prendre le temps de vous renseigner vraiment (lire la constitution soi-même, pour commencer, puis écouter plusieurs sons de cloches, si possible glaner çà et là des renseignements différents à des sources indépendantes - ne serait-ce que les unes des autres), alors ce Quizz et ses réponses détaillées devraient vous plaire.
Allez, on joue le jeu et on commence à s'inquièter pour de vrai de la suite des opérations...
Mental ground zero
Le 20050323 par
Douglas Coupland, Generation X
Mental Ground Zero: The location where one visualizes oneself during the dropping of the atomic bomb; frequently, a shopping mall.
Vous allez dire que je ne fais que citer les autres, que je ne dis rien moi-même, et qu'en plus je citais déjà «Generation X» la dernière fois. C'est bien, vous avez l'oeil!
Pourquoi je veux être aussi con que les autres
Le 20050322 par
Lui, celui qui vient à peine d'entrer, celui là que je déteste tout de suite, cet homme petit, grisonnant, qui râle parce qu'il y a du monde, qui s'offense qu'on ne lui fasse pas une place, lui qui demande à ce qu'on se pousse dans le couloir, lui, pressé de tout pour tout de suite, ou lui, l'autre, là, l'espèce de clodo, lui, qui pue, qui a les yeux baissées dans une misère qu'il a aussi dans le dedans, lui, mais bon dieu, comment peut-on puer autant, lui, pas celui-ci, là, l'autre gros, devant, avec une respiration très forte, et qui se racle la gorge putain, mais toutes les quatre secondes, faudrait qu'il arrête, ce gros là, oui, qui lit un magazine débile que je lui ferais bouffer, ca lui permettrait peut-être de mieux respirer s'il l'avait en travers de la gorge, ce con là, ou alors cette fille, là, encore, quelle âge elle a? vingt-cinq ans? mais quelle mémère, quelle idée se de maquiller comme une conne comme cela, en plus dans le métro, c'est complètement idiot, elle, oui, elle, et pas celle-là, l'autre fille, là bas, qui marche sur le quai, qui marche sur le quai toute penchée, qui marche sur le quai avec les pieds rentrés en dedans, ce n'est pourtant pas une démarche, pour une fille, elle ne pourrait pas faire attention à elle, se prendre un peu par la main et ne pas ressembler autant à rien? pas comme cette autre fille là, qui se maquille et qui, par contre, en fait des tonnes, dans le métro en plus, du fond de teint dans le métro, cette fille, là, assise, dans la rame bondée, seule pourtant, seule avec elle-même elle doit quand même se faire chier, elle; et lui, là, ce crétin, qui s'agite tout seul, qui tripote nerveusement le barreau auquel tout le monde s'accroche, mais putain, il va se calmer un peu plutôt que de gigoter comme cela, il est irritant à se dandiner sans cesse, comme lui, là, l'autre idiot sur l'affiche, plus con ça s'arrose une fois par semaine, et lui, le jeune crétin qui écoute à fond une musique hispanisante avec plein de cuivres, lui, qui a un petit gilet très correct, un petit casque très correct et qui a mis un volume pas correct du tout avec une musique vraiment complètement débile pour un matin de travail, il n'a pas d'idées, lui, lui, et pas lui, pas l'autre qui pose sur tout le monde un regard de tueur, qui cherche la bagarre et des yeux du regard, lui, et pas l'autre femme qui s'est précipitée pour prendre une place assise, cette femme avec un gros cul qui se pose comme une comète près de cette grosse femme qui embrasse le caniche blanc, elle, celle qui parle à son chien comme s'il comprenait qu'ils rentraient, ou qu'ils partaient, comme s'il en avait quelque chose à foutre, le chien, comme si on en avait quelque chose à foutre, d'elle, elle, cette femme qui parle à son chien, pas l'autre femme qui se maquille, ni celle sur le quai, elle, la femme au chien, pas lui, pas son mari qui parle aussi au chien, qui parle au chien pour lui dire que tout va bien, qu'ils vont bientôt rentrer, qui parle au chien et qui ne parle pas à sa femme, qui parle au chien et qui aboie sur sa femme, qui aboie sur sa femme «c'est la prochaine» et qui met tendrement son nez sur le front de son chien, cet homme là, et pas l'autre, pas l'autre qui glousse avec son copain, près du petit couple, là bas, qui sont bien laids et qui passent leur temps à se faire des baisers humides et sonores sur la bouche, alors que c'est un matin pour aller au travail, qu'ils vont connement se séparer pour aller au travail, alors que, putain, volets clos, en début d'après midi ou au matin, après une grasse matinée, y'a vraiment pas mieux pour faire l'amour, ceux là qui jouent toutes les petites scènes de leur petit amour, ils vont quand même se séparer pour aller bosser, alors ceux là, ils ne devraient pas tant de la jouer petites scènes et faire plus l'amour et pas faire semblant en allant au travail, putain, ils ne peuvent pas arrêter ce bruit de succion de demeurés, eux, comme les deux gars, devant eux, qui gloussent, et qui, peut-être, se moquent de celui qui est gris et qui râle, de celui qui pue et qui est triste, de celui qui est gros et qui tousse, de celle qui est laide et qui se maquille, de celle qui marche et qui est penchée, de celui qui est nerveux et qui gigote, de celui qui est à l'affiche et qui fait peur de connerie, de celui qui écoute trop fort sa musique et qui est très correct ou peut-être de celui qui joue les durs et qui est un baltringue, de celle qui embrasse son chien et ne parle pas à son mari, de celui qui parle à son chien et ne parle pas à sa femme, ou peut-être de tout ceux là à la fois, de tous ceux là qui supportent leur vie, qui supportent la vie, cette vie qui fait qu'on est, tous ensemble, tous se détestant, tous s'ignorant, qu'on se connaisse ou qu'on ne se connaissent pas, cette vie dont il n'existe nulle vérité, pas de vérité quand on embrasse un chien, qu'on embrasse avant d'aller bosser, qu'on glousse pour se moquer des autres, il n'y a pas de vérité, pas de vérité de la musique quand on va bosser, pas de vérité de l'amour quand on va bosser, pas de vérité de l'affection quand on embrasse un chien devant son mari, pas de vérité de puissance quand on râle dans un métro, tout, tout cela c'est l'illusion tragique, la seule vérité, de tout cela, c'est de la nourriture pour les vers fonçant vers une journée sans destin.
Je ne voudrais pas crever comme cela.
Putain de Cisco
Le 20050321 par
Là, y'a un putain de Cisco qui a un ventilateur qui me vrille les oreilles, va falloir qu'il arrête sinon, je me le finis à l'acide.
Tain, chuis sûr qu'il serait capable d'y résister, cette saloperie.
Le plaisir de pisser dans les prés
Le 20050320 par
«Et la dernière goutte, elle est pour le slip, peut-être?»
Ça, c'était l'une des grandes phrases de ma tata, lorsque, quand j'étais gosse, elle apprenait à mes cousins plus petits à pisser correctement, les invitant à secouer ou à essuyer ce qu'il y avait à secouer ou à essuyer.
C'était dans une belle région du centre de la France, dans un bourg éloigné de tout, où le chemin, à pied, pour aller acheter le pain n'était pas encore goudronné partout, où j'allais, longuement, à la ferme voisine, chercher tous les matins du lait frais dans deux bouteilles de vin, que je portais dans un sac en paille. Des champs, des prés à perte de vue, des petites maisons au toit mat au loin, un soleil radieux qui rend heureux rien qu'à être là et surtout, l'immensité du ciel parcourue par des nuages se culbutant joyeusement. La complicité muette du temps perdu puis retrouvé. La belle époque, à la belle saison.
Je me souviens qu'au soir qui tombe, arrosés d'une belle lumière encore dorée et virant lentement vers un rouge flamboyant («signe qu'il fera beau demain»), baignés des rayons du soleil mourant en apothéose, mes cousins, mon grand-père et moi nous mettions en rang d'oignons, braguette au vent, pour notre libation vespérale.
Les milles et un efforts désespérés de ma tata pour prémunir tous les slips de l'univers de la dernière goutte ne seront rien comparés à la joie, l'extase, presque, ou, pour reprendre un mot fameux, à la «liberté libre» qu'on éprouve, face au soleil, brise dans le dos, yeux immenses, narines en éveil devinant le soir qui approche.
Maxime du Major
Le 20050317 par
Faisant allusions à ses phénoménales beuveries, le Major, qui avait adopté un style de vie tout à son image, avait coutume de dire: «Ah, vomir un bon coup le matin, et la journée peut commencer!».
Le Corrupthon, contre les brevets logiciels!
Le 20050317 par
Dans un gouverment démocratique, c'est l'opinion des peuples qui détermine la politique, par le biais de ses représentants. Dans une république bananière (ou encore banana republic), c'est la corruption qui permet d'avoir les lois en concordance avec sa vision du monde.
C'est la raison pour laquelle des citoyens épris de liberté proposent à la Présidence Luxembourgeoise du Conseil Européen de l'argent afin qu'elle autorise l'expression de l'opinion des peuples, à savoir le refus des brevets logiciels.
Des sous pour les prévaricateurs!
KAWAÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏ
Le 20050317 par
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Adieu, cher temps précieux
Le 20050315 par
Comme dit le proverbe, ce qui est chiant avec les nouveaux noyaux, c'est qu'il faut rebooter.
$ uptime 08:10:39 up 323 days, 15:45, 1 user, load average: 0.00, 0.00, 0.00 $ sudo /sbin/reboot
Les chiffres du jour
Le 20050315 par
Il y avait, en 2000, 3,4 millions de chercheurs dans les pays de l'OCDE, soit 42% de plus qu'en 1990. L'Union Européenne estime qu'il est nécessaire d'avoir 700.000 chercheurs de plus pour atteindre l'objectif de 3% du PIB de l'Union consacré à la recherche d'ici 2010. Ehhh beeh. Ça tombe bien parce que 55,9% des diplomés de l'enseignement supérieur sont des diplomées (en Europe en 2001) High School Gang Bang Party with juicy Cheerleaders enfin pour de vrai!.
Les cinq livres les plus traduits au monde étaient, en 1980: Lénine, La Bible, Agatha Christie, Jules Vernes et Eric Blyton. En 1996, ces ouvrages étaient Agatha Christie, Danielle Steel, Stephen King, William Shakespeare et Barbara Cartland. Ehhh beeh.
My Dancing Queen
Le 20050313 par
Pour ceux qui aimaient la bonne musique, le cocktail du bonheur, les pout girls à gogo, Huggies «les bons tuyaux» et Bernardo Sanders, c'était une soirée où il fallait être.
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Major au rapport
Le 20050312 par
Bardouin! C'est le quatrième matin consécutif, cette semaine, où vous arrivez en retard. D'après vous, que dois-je en conclure?
Qu'on est jeudi, chef.
Préparation soirée teasing 4
Le 20050311 par
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| Pour la soirée, il y aura du chocolat (photo de gauche) et plein d'habits de bon goût (photo de droite). |
Air Major
Le 20050311 par
Le Major a commencé sa carrière dans l'Air. Il était, il y a de bien nombreuses années, pilote, et en charge des mesures de conditions pour les futurs avions de la chasse et des projets civils français, à bord d'une caravelle d'expérimentation, bourrée d'appareils de calcul et de deux moteurs Rolls Royce un chouilla augmentés.
J'ignore comment le Major a reçu son brevet de pilote de l'Armée, mais je sais comment il a reçu son autorisation de sortie pour les missions spéciales. Le chef d'unité avait déploré le fait que le Major donne l'impression de se laisser porter, pendant les turbulences, plus que de guider l'avion.
Très vexé, le Major avait convié le directeur et sa femme pour un vol dominical, au terme duquel il proposait d'aborder bien franchement la question. Sitôt en l'air, le Major fonça toute couille rabattue vers la mer et, à 950 km/h et à trente mètres des flots, fit des «8» serrés, pendant près d'une heure et demi. Pour les moins militaires d'entre vous, deux choses sont à savoir: la figure du «8» est, dans l'aviation, assez difficile parce que l'avion vire constamment de bord. Plus le huit est serré, plus on vire sec. Et surtout, la zone des trente mètres au dessus des flots est appelée «zone d'évaporation». L'évaporation de la mer est constante et massive, ce qui produit, à cette faible altitude, des perturbations inimaginables. Le plus joli est, lorsqu'on vire de bord, de voir les embruns s'étaler sur les ailes. Disons que pour un oeil neuf, ce n'est pas peu inquiètant.
La crise de nerfs de la femme du chef d'unité, après une heure et demi de figures serrées en plein grain, a été monumentale. Selon certaines rumeurs tardives, il paraitraît qu'après une quinzaine d'années de psychiatrie intensive, elle ait enfin été en mesure de manger sans bavoir.
Le costume marbré d'un vomi faisandé, le chef d'unité, suppliant à genoux, promis, sur sa parole d'officier, que la preuve de la vaillance et de l'aptitude du Major avait été pleinement faite et qu'il pourrait postuler à toute mission digne de sa bravoure.
Satisfait, et, pour être parfaitement honnête, surtout à court de kérozène, le Major entrepris alors un amérissage d'urgence.
Ceci est un communiqué de la présidence luxembourgeoise
Le 20050310 par
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| Des prestations de qualité, pour des clients contents. |
Préparation soirée teasing 3
Le 20050309 par
Introducing the pout girl experience.
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| I'm your pout girl today |
Jeu de con
Le 20050309 par
Mais c'est tellement bon. Après tout, le googlerank de T.D.L.G.B. est tellement monumental pour les conneries que sur un malentendu... Donc allons-y. Mangez ça.
République bananière Banana Republic Conjuration des imbéciles
Préparation soirée teasing 2
Le 20050309 par
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| Oui, j'ai joué dans le 176ème épisode de Chips, c'est bien moi, Bernardo Sanders. |
L'agression
Le 20050308 par
19h30, le métro est bondé, soit. Je rentre dans cette foule compacte, qui remue vaguement. Je m'immisce dans la rame, me fraie un chemin puis me laisser un peu porter. Je constate alors que je suis, sur la droite des portes, le nez collé à une affiche de réclame: elle est attachée au plafond de la rame et pend de 30 bons centimètres. Juste devant mon visage.
Dans les premières secondes, vaguement géné, je m'amuse de la situation. Je tente de ne pas trop la regarder, je remarque que c'est une réclame vulgaire pour un titre de presse «people». Puis, sans vraiment lire, je parcours, en diagonale, les titres. Après le voyage jusqu'à la prochaine station, je suis assez fier de moi, puisque je ne suis pas en mesure de comprendre la plupart des gros titres. On y évoque une Marlène qui m'est complètement inconnue, et je ne connais pas du tout l'actualité de pacotille de ces vedettes éphémères et jetables. C'est un sentiment assez grisant que celui ne pas du tout être la cible de publicité que l'on méprise.
Après trois stations, je suis bien plus gêné par cette publicité. Sa vulgarité s'impose à moi, à ma vue, elle est devant moi. Je pourrais me retourner, tenter de changer de place, mais la rame est bondée et quoi? je ne peux pas rester face à des imbécilités sans ciller?
Mon humeur se fait lourde. On y voir une jolie pétasse en train de caresser, en souriant, la braguette de Léonardo Di Caprio. Je ne voulais pas le reconnaître, c'est raté, c'est bien lui. Son nom n'est même pas mentionné, tant il est évident que c'est lui, et qu'il est en ce moment avec cette «Gisèle», celle à la main baladeuse; ils sont devant l'entrée d'un beau batiment, c'est la nuit, ils sont en tenue de gala. On comprend que c'est la remise des Oscars. Et elle lui touche, discrètement, la bite à travers le pantalon. Le magazine ricanne de cette situation en titrant un sous-entendu écoeurant «sacrée Gisèle!».
D'autres photos. Peut-être plus, peut-être moins, vulgaires, je ne sais pas, au milieu, sur les côtés. Des petites stars anglo-américaines, sans grand talent, qui livrent «leurs secrets pour avoir le ventre plat». Et qui apprennent par la même occasion à leurs lectrices à avoir la tête plein d'eau.
Arrivé au terme de ce voyage, j'ai une vraie nausée. Cette page m'insupporte, elle est vaine, stupide, vulgaire, je tente de détourner les yeux mais elle s'impose à moi, elle est une agression de ma conscience.
Je descends enfin de cette rame, c'est comme une libération. Je me rends compte qu'on ne résiste pas à l'agression de la stupidité.
Non, non et NON.
Le 20050308 par
TDLGB.org encule le Conseil de l'Europe.
TDLGB.org encule le Conseil de l'Europe.
TDLGB.org encule le Conseil de l'Europe.
En espérant que ce délicat message soit bien reçu, et, dans le cadre de la Constitution Européenne, comptez sur notre plein soutien pour apporter encore plus de pouvoir à cet organisme arbitraire et irrespectueux.
'nculés de prévaricateurs à l'esprit moisi.
Ah, oui, j'oubliais. La France a voté pour. On s'en souviendra aussi. Rien n'est pire que la bonne grosse haine tenace des boulets comme nous.
De l'Art de parler aux femmes
Le 20050307 par
Les outils de discussion en temps réel offrent parfois de bien belles surprises, et la possibilité de prendre son temps pour échanger des mots choisis avec le sexe opposé au sien. Ce soir justement, une de mes amies, connectées sur ce système, m'explique qu'elle cherche un collocataire pour sa maison. J'en profite pour m'exercer à la communication inter-sexes:
[19:49:27] <melissa>ben y a pas bcp d annonces... [19:49:38] <jpa>si si cherche bien sur meetic [19:49:45] <melissa>MMMDR [19:49:48] <jpa>"cherche blonde chaude pour moments coquins" [19:49:52] <melissa>ah ben la oui tu m etonnes [19:50:01] <jpa>colloc****.org ? [19:50:10] <melissa>pa blonde ni chaude [19:50:20] <jpa>ah je croyais [19:50:29] <jpa>c'est quoi ta couleur alors ? [19:51:08] <melissa>chatain claiiiiiiiiir!! [19:51:25] <jpa>ah ok [19:51:38] <jpa>bah tu vois, je m'étais trompé sur la couleur des cheveux [19:51:43] <jpa>on peut pas avoir tout juste partout tout le temps [19:51:47] <jpa>:-) [19:52:32] - --melissa est maintenant Non connecté.
Conclusion: melissa n'est pas joueuse.
Terreur sur les gogues 2
Le 20050307 par
Toujours dans cette tour. 16h05, l'heure du gros pissou a sonné. Je me dirige paisiblement vers les gogues. Un mètre avant la porte battante, j'entends un franc et clair raclement de gorge. La résonnance est claire, le son net: pas de doute, un mec se cure les amygdales, il est devant le mirroir. J'efface rapidemment un masque de dégoût de mon visage à l'idée de pouvoir m'amuser à peu de frais.
Une rapide vérification de routine: je suis bien sur de la moquette, un bond, j'atteris, sans qu'on entende mes pas, devant la porte au moment précis où on dénote le petit «piout!» typique du mec qui crache en douce dans le lavabo, un bon coup d'épaule plus tard et je me retrouve exactement devant le tableau tant souhaité...
Dugenoux lève la tête, le front bas, l'oeil perdu, interloqué. Je le vise: il a vingt bons centimètres de bave qui lui pendent des babines. Me voyant le regardant, il s'en aperçoit soudain, panique, et affecte une quinte de toux carabinée pour porter prestement ses mains à sa bouche. Il s'enfuit, me dépasse, et c'est au moment où il est le plus vulnérable que je l'achève froidement, dans le dos, à la traitre:
Vous ne vous lavez pas les mains?
Préparation de la soirée teasing 1
Le 20050305 par
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| Suppliez-moi à genoux et vous aurez l'adresse de mon chapelier. |
Le Major sur les chemins vicinaux de l'information
Le 20050304 par
C'était pendant une période de repos et d'instruction, au bercail. Le Major s'était, à cette époque, intimement persuadé que des balles à charge creuse pouvaient aisément percer un blindage léger; il était cependant fort contrarié par le fait de ne pas avoir pu le constater dans les faits. Or, un Major contrarié était toujours un Major difficile, donc, potentiellement un Major dangereux. C'était une de ces périodes tristes pendant lesquelles il n'y avait aucune guerre, aucune embrouille à l'extérieur, pas même dans ces lointaines et innocentes contrées où les lois de la guerre sont inconnues.
À l'occasion d'un pari un peu audacieux avec le soldat Kuppa, le Major se saisit d'une caisse de munitions et déroula longuement les bandes de cartouches. Avec minutie, pendant deux jours entiers, il remplaca les balles normales par des balles spéciales. Une balle sur trois était une balle traçante. Deux balles sur trois étaient à charge creuse. A la fin du deuxième jour, il vint nous voir et murmura: «Venez, les gars, ça va être magnifique». Il avait, sous le bras, deux bouteilles de pastis, au bout du bras, sa caisse de balles et sur l'épaule, une 7.55 brillante. Honnêtement, là, on aurait dû sentir les emmerdes venir.
Le Major avait repéré, garée, une colonne de nos véhicules blindés légers servant essentiellement au transport de troupes. Ces véhicules avaient été retapés à neuf et étaient rangés en attente d'être fournis aux unités opérationnelles.
Le Major mit une bonne demi-heure pour mettre la mitralleuse en batterie, malgré nos protestations, au cours desquelles il éclusa avec conscience le pastis; un peu moins de deux minutes lui furent nécessaires pour faire la preuve de sa démonstration et envoyer à la casse et pour toujours une bonne quinzaine d'équipements. Les éclairs des balles traçantes tirées à trente mètres, les crissements du métal qui cède, le crépitement sourd des éclats qui volent, l'aboiement rauque et implacable de la 7.55 crachant son plomb, il est vrai que le spectacle était incroyable, féérique, définitif.
Cette démonstration grandeur nature, si elle manifesta la justesse du point de vue du Major, fut modérément appréciée par l'État-Major qui eu bien du mal à expliquer la perte inopinée d'une de nos colonnes. Un gradé en colère, regrettant que l'absence de guerre empêchait malheureusement de passer sommairement le Major par les armes, édicta que jamais le Major ne devait plus toucher un équipement de défense.
Le Major fut muté aux services généraux de l'Armée, affecté plus précisément au service informatique, en charge de la sécurité des locaux d'hébergement. Co-responsables du merdier passé, nous fûmes également mutés, avec la vive recommandation de ne pas trop l'ouvrir sinon on ne serait plus couvert par la hiérarchie. Nous opinâmes silencieusement.
Le Major fut rapidemment confronté à la sorcellerie informatique. Il passait longuement en revue, avec sa démarche raide, les baies de serveurs en salle blanche. Les cages restaient dans un alignement impeccable, droites et fières, le souffle bruyant des ventilateurs simulant une respiration virile; je me dis que le Major devait apprécier la rectitude de ces troupes de circuits, de composants et de processeurs. Je le soupçonne en fait de n'avoir jamais bien cru à l'ordinateur et d'avoir toujours été convaincu, toujours plus ou moins consciemment, qu'il y avait quelque chose à laquelle s'adresser dans un ordinateur, une sorte de tout petit être humain subordonné, enfermé dans le chassis, auquel il fallait imposer un respect déférent.
Le Major prit aussitôt son rôle très au sérieux et nous invita à rester sur nos gardes, «au cas où des manoeuvres devraient survenir prochainement». Le Major ne plaisantant jamais sur ces questions, nous fîmes aussitôt de la surveillance de service de bases de données relationnelles en tenue de combat, coiffés du casque lourd, après avoir mis des sacs de sables autour de la porte d'entrée de la salle-machine. L'administration système en tenue de camouflage est, in fine, bien plus éprouvante que ce l'on pourrait imaginer.
Après cinquante-huit heures de veille continue, nous étions complétement épuisés. Le Major attaqua à ce moment là. Il fracassa la porte d'accès à la salle à la hache, entra entre les débris et, devant le canon de nos fusil-mitralleurs que nous pointions vers lui, il hurla d'une voix terrible «AAAAAAAAALEEEERTE INCENDIIIIIIE!». Et lança aussitôt trois grenades fumigènes au travers de la pièce.
Hébétés, nous n'avons au début pas bien compris d'où cela venait. En deux secondes, nous étions trempés, tous. Nous avons alors compris. Les fumigènes avaient déclenché le système automatique anti-incendie, nous avons aussitôt couru vers la sortie pour arrêter l'arrivée de l'eau, pendant que les quarante baies de serveurs prenaient le bouillon, occassionnant sans doute la plus grande catastrophe informatique que l'Armée ait connu. C'est à ce moment-là que nous avons perdu Momo. Le premier caisson FM200 a fait sauter sa lourde capsule métalique de contention du gaz, la projettant avec force à travers la pièce, à une vitesse stupéfiante. Momo se la prit à la base du cou et eut la tête emportée, avec le casque lourd. Fifi tomba sur une grenade fumigène qui explosa sous son poids, lui déchirant une partie de la cuisse gauche. Il n'y avait plus de lumière, des éclairs électriques jaillissaient des baies de stockage, l'accès au couloir de sortie était rendu très difficile par les débris de la porte, et le gaz des FM200 était étouffant au possible.
En moins d'une minute, le Major avait déclenché l'enfer en salle blanche.
Il n'y eut pas de conseil de discipline, et le Major ne put pas, comme il en avait eu l'idée, plaider son «souci de réalisme» dans la reproduction des incidents opérationnels.
Il fut alors définitivement décidé, à son plus vif contentement, que le Major ne serait plus jamais affecté qu'aux théâtres d'opérations extérieurs, et, de fait, il ne regagna par la suite la France qu'à sa retraite. Ce fut l'une des seules mesures de rétorsion de l'Armée entrainant une telle joie auprès du puni. Au cours de la cuite monumentale qui s'ensuivit, le Major répéta toute la soirée «on rentre à la maison, les enfants, on rentre enfin à la maison!».
Hector, un modèle pour tous
Le 20050302 par
Impressioné par l'appendice d'Hector, Clark Gaibeul, fermier en Haute-Loire en a fait un moulage. Domage qu'Hector n'était qu'au repos!
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| On remarquera la structure métalique qui supporte le moulage, qui aurait été autrement plus important s'il sagissait de l'appendice d'origine. |
Ceci est mon dernier post
Le 20050302 par
Ceci est sans doute mon dernier post. La police ne va pas tarder à arriver; de toute façon, je suis foutu. Je m'étonne d'ailleurs moi-même de passer mes dernières minutes à publier ceci, le monde est tellement étrange.
Le médecin est allongé à côté de moi, il a eu son compte, ce salaud-là, il a le crâne bien ouvert, je n'aurais pas pensé que cela puisse contenir autant, un crâne, en fait. Et c'est finalement pas si résistant que cela, avec un peu d'acharnement et un solide tabouret, je lui ai très correctement pété le caisson.
Ce con là avait mes résultats depuis la veille. Il m'expliqué que je n'avais plus que dix minutes à vivre.
J'ÉTAIS RESTÉ TROIS PUTAIN DE QUARTS D'HEURE DANS SA SALLE D'ATTENTE.
T'as lu les dernières nouvelles?
Le 20050301 par
Euh, je crois bien. Je suis allé faire un tour sur Planet KDE, Monologue, Planet Classpath, OS News et j'ai même parcouru rapidement les derniers titres de dot KDE. Enfin, je suis allé jeté un oeil sur l'innimitable T.D.L.G.B. au cas où un copain aurait écrit quelque chose.
J'ai rien loupé, hein? Comment? Le vrai monde réél qui m'entoure, avec sa dure et triste réalité, les guerres et les catastrophes naturelles, les gens qui ont un quotidien si lourd, si terrible; mais aussi les finances et l'économie, la politique... et l'histoire, celle que l'on écrit chaque jour!
Ah ouais... mais ça ne me concerne pas tout ça, c'est pas ça ma vie, je n'ai aucune influence sur tout ces évènements et ils n'en ont que si peu sur mon quotidien à moi, et celui de mes quelques amis. Le reste ne compte pas, n'existe pas vraiment. On voudrait me faire croire que je suis différent quand j'assume mon égocentrisme: oui pour moi le monde tourne autour de moi, et ce qui me dépasse ne m'offre aucun intérêt. Et alors?
Le premier qui arrive à m'intéresser au reste du monde gagne toute mon estime. Second lot pour celui qui pourra me faire comprendre ce qui est intéressant dans la vie des autres. Enfin les autres qui ne sont pas ma famille, mes amis, des potes...
Douglas Coupland, Generation X
Historical Underdosing: To live in a period of time when nothing seems to happen. Major symptoms include addiction to newspapers, magazines, and TV news broadcasts.
Historical Overdosing: To live in a period of time when too much seems to happen. Major symptoms include addiction to newspapers, magazines, and TV news broadcasts.
Sinon ça va bien, merci.
Phrases (#1)
Le 20050225 par
On mange quoi ce soir?
De l'avocat.
De l'avocat? Comme hier?
Nan. Hier, c'était du notaire, aujourd'hui, c'est de l'avocat, mais dimanche, on bouffera du curé!
Ben elle est musclée, celle-là
Le 20050222 par
Dans la grande série «mais pince-moi que je rêve», je vous invite chaudement à consulter cette page du Grand Satan. Qui tend à prouver que son règne arrive, mais finalement, cela ne fait pas si peur que cela.
http://www.microsoft.com/athome/security/children/kidtalk.mspx
J00 |-|4vE Be3|\| F00L!!!!!!!!
Être vainqueur
Le 20050222 par
La visite de Bush en Europe ne lasse pas de m'étonner. La première chose qui m'a stupéfait est l'apparente décontraction du Président américain lors de son discours à Bruxelles. Il a commencé son allocution aux représentants de l'Europe «à l'américaine», c'est-à-dire un peu comme une campagne électorale, glissant quelques astuces et blagues en avant-propos. Par exemple, il a expliqué qu'il s'attendait à être accueilli en Europe comme l'avait été Benjamin Franklin, qui jouissait d'une popularité exceptionnelle pendant les Lumières, et que c'est Condolezza Rice qui lui aurait dit de s'attendre à un accueil plus pragmatique. De l'art de rire de tout et, par une tranquille assurance, paraître inébranlable même dans les situations indéfendables.
L'autre épisode croquant, qui a dû faire littéralement enrager Chirac, est la référence aux excellents conseils donnés par la France «à chaque fois qu'on se rencontre»; tout le mordant résidant bien évidemment dans le fait que les deux hommes, qui se détestent cordialement, se sont battus froid pendant pratiquement deux ans. On pouvait voir dans le fond la secrétaire d'État Rice se mordre les lèvres pour ne pas rire.
Bref, au delà de l'aspect immédiat des petites humiliations infligées entre alliés de toujours désunis, je pense qu'il faut garder de tout cela une maxime: lorsqu'une difficulté se pose, lorsqu'un problème survient et celui-ci n'est pas réglé alors qu'on rencontre un interlocuteur, il vaut mieux toujours avoir une attitude tranquillement conquérante pour négocier. Commencer le compromis ne serait-ce que par une attitude déférente indiquant le doute, eh bien c'est commencer à négocier mal.
La base de la victoire, c'est de ne jamais paraître avoir tort. Appelons cela «la leçon de M. Bush».
Exécution médiatique capitale
Le 20050221 par
Dominique Strauss-Kahn a sommairement exécuté Hervé Gaymard lors de l'émission d'Olivier Mazerolles sur France 2 (note: une partie de l'émission est disponible sur le site de France 2).
Gaymard a été exterminé sans pitié; cependant, force est de constater qu'il avait accumulé les gaffes, se rendant irrécupérable:
arriver en seconde partie de soirée, i.e. en contradicteur alors qu'on est ministre de l'Économie et des Finances est vraiment une stupidité politique énorme: quand on est ministre, on est l'invité principal et l'opposition est là pour apporter la contradiction, non l'inverse;
prendre un tel risque alors qu'on est déjà largement impliqué dans une contradiction politique féroce («il faut se désintoxiquer de la dépense publique», phrase dite courant février, alors même qu'il emménageait dans un appartement loué par l'État pour une valeur de 14kE/mois) fait vraiment perdre ses dernières défenses;
et qui plus est devant DSK, un redoutable animal politique, rodé au terrain et au débat depuis des années, passé lui-même à travers d'un nombre conséquent de scandales qu'il a réussit à gérer avec élégance et discrètion (obtenant même d'un tribunal un non-lieu pour un emploi fictif d'une secrétaire payée par Elf);
et, pour finir, arriver comme une fleur, après avoir passé toute la journée à Bruxelles, donc, sans avoir préparer l'émission, dire les phrases qu'il ne faut pas («comme les ministres sous le gouvernement auquel vous apparteniez») et tendre ainsi la perche, que dis-je, le cable de pont, pour se faire battre;
vraiment, c'est trop.C'est inouï de multiplier ainsi les erreurs. N'a-t'il pas de conseillers? d'assistants? La seule explication plausible est qu'il voulait à tout prix passer à la télé, avant même d'être invité à l'occasion d'un grand jeu de réforme qui aurait pu attirer les journalistes vers lui, et, qui plus est, en se «faisant» DSK. Occuper le devant de la scène comme son prédecesseur, pour faire oublier Sarkozy.
Tenter un coup comme cela et se ramasser d'une si belle manière, je ne vois pas comment il pourrait se rattraper.
Entre filles (souvenir revisité)
Le 20050221 par
Nous arrivons, elle et moi. L'autre nous regarde calmement. Elle semble noter mentalement le fait que nous sommes entrés ensemble. Elle s'approche de nous, nous embrasse, nous faisons le tour des présents. La conversation s'anime, s'entre-mêle et c'est, comme toujours, une joyeuse cacophonie très gaie. On déjeune sur le pouce d'une excellente salade, on part bientôt tous ensemble pour l'exposition. Sur le chemin, elle me prend un peu à part, me parle avec animation, de littérature et d'art, d'articles qu'elle envisage d'écrire. Derrière son aisance de conversation, je vois très bien poindre ses interrogations, ses questions muettes. Dès que l'une semble affleurer, elle part aussitôt dans une autre exclamation.
Elle n'attaque pas directement. Elle attend un peu. On se sépare et rattrapons d'autres membres du groupe. On se rejoint. Elle revient, nous trouve tous les deux. Nous observe. C'est là qu'elle s'engage, qu'elle se lance.
«Et, alors, dites-moi, vous êtes frère et soeur?» demande t'elle incidemment.
Elles se toisent. L'instant fatal. La réponse cingle.
«Si nous étions frère et soeur, nous irions sans doute en prison pour ce que nous avons coutume de faire.»
Les Flangers, Pirfù Système, Kandy's World
Le 20050220 par
SMS de Patou:«concert ce soir Graveson venez tous Pirfù va jouer». C'est ce que j'ai reçu hier (samedi) vers 10h... La journée se passe, et vers 21h je suis sur place. Y'a beaucoup de monde déjà. Entrée gratuite, on me remet en plus un petit carton. Renseignements pris, c'est un «droit de vote», ce soir c'est en fait un tremplin, trois groupes sont présents... va falloir voter. Je tourne la tête, je vois des potes, on descend quelques demis, histoire de laisser des sous aux assoces qui se décarcassent pour monter tout ça. Au bout d'un moment, je vais voir la scène, et je suis heureux, je vois une Jass Bass Violette dont je connais la propriétaire...
Le premier groupe attaque, il s'agit donc des «Flangers». Je reconnais Flavie, la bassiste chanteuse du groupe. Cette fille m'électrise, me fascine. Tant par sa virtuosité que sa facilité à chanter tout bien par dessus, à débiter des textes dans un anglais précis, avec une voix tantôt roccailleuse tantôt suave. En plus, elle est vraiment jolie, ce qui ne gâche rien... Sans parler de sa Jazz Bass Violette, pure merveille à mes yeux (suis bassiste aussi, mais moins chanceux...). Côté musical, c'est donc du bon gros son, j'ai parfois l'impression d'entendre du K's Choice. Je vous assure, venant de moi, c'est un vrai compliment... N'hésitez pas à aller sur le site, ça vaut le détour! Que dire de plus sur les Flangers si ce n'est que je suis ultra-fan... Je me suis pris à faire des bonds avec les 'tits gars de devant la scène. Putain, j'étais hypnotisé par les doigts de Flavie courants sur le manche de sa JB, elle hésite pas à monter à l'octave, elle est véloce, précise, parfaite. On a l'impression que les paroles qu'elle lance au public viennent du fond de son âme, on est tous là à communiquer sur leur musique, dans une sorte de langage universel. Merde, c'était la dernière.
Ensuite, on a eu la visite des «Pirfù système». Alors moi je fais partie des blaireaux qui ne connaissaient pas encore. Je dois dire que j'ai carrément été épaté! Ces p'tits gars là sont vraiment exceptionnels. Tant par le côté musical, réglé à la perfection, avec des changements de tempo dans tous les sens, sans parler de silences bien comptés, à la quart de croche près. Non seulement la musique est bonne, mais en plus, y'a un jeu de scène! C'est extrèmement rare de voir un groupe d'amateurs avec un jeu scénique à ce point réussi. Ils sont même allés jusqu'à tous se déguiser, et l'un des chanteurs s'est même changé plusieurs fois dans la soirée. Côté musical, rien à dire, c'est parfait (déjà dit ça non?). Le style oscille entre reggae, ska, rock festif. Je suis fan des Flangers (cf ci-dessus) mais j'avoue que je comprends pourquoi les Pirfù ont gagné le tremplin ce soir là, ça aurait été vraiment dur de les battre... Putain je me suis régalé...
Quant au 3ième groupe, j'ai du mal à en dire vraiment du bien. C'est sûr, il y a de l'idée, de la recherche. Monter sur scène à deux grattes, un percu et un batteur, faut oser. Mais au final, le son est vraiment bon à qui aime se faire reluire les tympans. Mon gratteux m'a dit "putain, pas de paroles, ça hurle, on dirait du Nirvana en moins bien". Moi je serais pas aussi méchant: bossez les gars, peut être prendre un bassiste? Je suis certain que ce groupe là a de l'avenir, même si je dois avouer que le style ne me correspond pas. Au fait, le groupe c'est «Kandy's World». J'ai cherché sur le net, j'ai pas trouvé de site? Chier :-/...
Conclusion de la soirée: putain, je suis devenu fan pour de bon des Flangers, je louperai plus un concert de Flavie et ses copains. Et je suis fan aussi de Pirfù, putain leurs textes, c'est du bonheur, chantés la pluspart du temps à trois et en Français s'il vous plaît! Putain les gars, comment vous faites pour chanter aussi vite, genre masta ragga machin ?
La musique, le disque et le téléchargement
Le 20050218 par
Dans Le Monde, une pénétrante remarque d'un disk-jockey.
Chryde
Avec leurs emballages mesquins, les CD apparus dans les années 1980 ont désincarné la musique. «Aujourd'hui, un adolescent de 14 ans ne comprend pas ce que peut être l'amour du support, de l'objet. Ca ne l'intéresse pas de payer 15 euros pour un CD. En revanche, il dépensera 3 euros par mois pour une sonnerie de portable. On est en train de passer de l'industrie du disque à l'industrie de la musique.»
Le tas au dessus du Photomaton
Le 20050219 par
Lorsque j'arrive au boulot, je vois tous les matins le même clodo débonnaire dans le couloir transformé en vague galerie marchande, entre la tour et le métro.
Il y est là installé, avec une ou deux couvertures, quelques sacs, près du mur. Il est en général assis ou couché par terre, fumant un mégot de cigarette ou écoutant les chuintements d'une vieille radio. Ayant quitté un peu plus tôt hier soir, j'ai constaté qu'il arrivait là pour y passer la nuit, à l'abri du froid. Hier, il tirait une petite valisette à roulettes très smart, de celles des décideurs pressés en avion. Le spectacle était assez cocasse.
Il ne fait, là, jamais la manche, il ne demande pas un sou et c'est à peine si, en de rares occasions, il laisse négligemment traîner une petite coupelle pour recueillir quelques piècettes. Je présume que c'est là son logis et qu'il fait partie des sages qui considèrent comme inconvenant de ramener du travail à la maison.
Un matin, je suis arrivé un peu plus tôt. J'ai vu, en passant, ce même clodo, à sa place, fumant en dodelinant et finissant agréablement sa nuit, dans ses hardes. En continuant un peu plus loin, après le salon de coiffure et l'agence de voyages, il y a un appareil automatique Photomaton, auquel je n'avais jamais preté d'attention particulière. Cette fois-ci, j'ai observé sur le toit de la cabine... un tas de tissus: c'était sans doute l'amas de ses deux couvertures.
Et j'ai réalisé qu'il ne trimballait pas toute la sainte journée avec lui ses couvertures et que le toit de ce Photomaton isolé était probablement pour lui une sorte de placard où conserver ses affaires. Cette utilisation des recoins obscurs de l'espace public m'a fait réfléchir: mon clodo pourrait être démuni si un réparateur du Photomaton trop fâcheusement consciencieux décidait de tout nettoyer et de jeter ces saletés, ou si un autre misérable venait à passer par là et, l'oeil exercé, trouvait ces affaires à son goût, ou si encore un policier trop vigilant visait cet amas suspect contraire à l'ordre public.
C'est peut-être cela, la cloche: l'absolue certitude de l'incertitude. On peut, ou pas, retrouver les affaires laissées le matin même; cela m'a permis de comprendre, dans un sens, l'abandon, le renoncement, le découragement et l'infinie brîsure des clochards au long cours. Certains ont encore des parents ou des enfants, et c'est pourtant comme s'ils n'en avaient pas, ils évitent d'y songer. Ils ont eu des rêves, des vies, auxquels même ils ne pensent plus. Il sont dans un tout petit univers, fait de peu de choses misérables et même pour cela, il faut lutter, à quoi bon...
Longtemps, ce jour là, j'ai pensé au combat de mon clochard pour conserver ses deux couvertures puantes, hésitant entre confort (stockage) et survie (les emporter partout avec soi ou les cacher pour que personne ne les jette ou vole). Cette pensée était mélangée d'un sentiment confus et obscur, une inquiètude diffuse mêlée d'une honte incertaine qui ne sont toujours pas parvenus à être exprimés clairement.
Le Grand Livre du moment
Le 20050218 par
TDLGB.org, le site bon pour ton poil, est fier de présenter notre sélection inoubliable des plus grands chef-d'oeuvre livresques de notre temps.
Comme toutes les autres sections de ce merveilleux site, à chaque mise-à-jour, une connerie aléatoire et peut-être nouvelle sera présentée aux foules en liesse.
Découvrez vite notre première sélection, avec un ouvrage rarissime du Pr. Nic. Nic.
Les enseignements du Major Bardouin
Le 20050216 par
A vrai dire, je me disais bien, avant de partir, que c'était sans doute une très mauvaise idée que d'entreprendre une mission de reconnaissance avec le Major, tout particulièrement lorsqu'il était bourré comme un coing. Déjà qu'il me propose cette mission aurait du me mettre la puce à l'oreille. Nous étions en pleine fuite éperdue, c'est vrai qu'une mission de reconnaissance sur les routes qu'on venait de parcourir alors que l'ennemi était à nos trousses aurait du m'intriguer.
Le Major changea quatre fois d'itinéraire pendant les dix premières minutes de notre mission; il n'eut pas le temps de continuer plus loin car nous fûmes pris sous un tir ennemi très nourri. On entendait plusieurs pelotons nous tirer dessus, depuis plusieurs positions bien distinctes: on était entourés. Pas mal de tirs d'armes automatiques, très bien, quelques mitrailleuses lourdes (ils n'avaient sans doute pas eu le temps de faire des nids de mitrailleuses, on était donc à proximité de leur camp!) et, après notre plongeon dans un champ de légumes (plat, donc), nous eûmes les honneurs du tir au mortier.
Le Major décida sombrement que le moment était à la fuite et nous rampâmes hors du terrain découvert. Selon toute évidence, nous étions perdus et cernés, et j'en eu la certitude en constatant que le Major avait entre ses mains une carte d'Etat major d'une autre localité. Il rôta, je crois, une humble excuse pour cette malheureuse confusion et pesta contre les noms imprononçables des patelins du coin.
Le Major appliqua à la lettre les commandements de l'armée, qui incite le soldat isolé et contraint à se camoufler et à s'enterrer. Nous nous étions réfugiés dans un petit bois, au milieu de nulle part, loin de notre base, près du camp de l'ennemi et probablement entouré de nombreux avant-postes qui étaient maintenant alertés de notre vadrouille. Fallait plus trop faire les malins. Nous visâmes un endroit à flanc de pente où la terre était assez meuble, derrière un petit monticule protecteur, et nous creusâmes avec application un trou dans lequel disparaître.
Le Major, très contrarié par cette fâcheuse péripétie, tenait à garder le front haut et avait décidé d'entamer un débat d'expert avec les tireurs ennemis. C'est-à-dire alors que nous nous efforcions de creuser en toute discrétion pour nous camoufler, il hurlait en direction des lignes adverses des phrases embrouillées pour connaître la nature des projectiles qui étaient lancés contre nous («dites, sont-ce bien des mitrailleuses de 12,70 que vous nous avez là?»).
Les tirs devenant, en conséquence, de plus en plus précis, nous dûmes vraiment nous enfouir plus bas que terre et nous enterrer tout à fait derrière la pente. Pris d'un peu de remord de nous avoir mis dans cette situation, le Major décida brusquement de profiter de ce moment d'immobilisation imposée pour nous transmettre son savoir de la guerre.
«L'obus d'artillerie, commença-t'il, décrit une longue courbe avant de tomber. Lorsqu'il passe au dessus de toi, tu entends son sifflement ... puis, un bruit sourd d'explosion! Donc, quand une position ennemie tire, tant que tu peux entendre le sifflement des obus, c'est bon signe, c'est qu'ils ne tirent pas sur toi, mais derrière.» Joignant le geste à la parole, il leva un doigt en l'air et écouta posément les bombes tomber. «Pas de sifflement, conclua-t'il avec fierté, ils connaissent bien notre position!»
«Ce que je vous indique vaut pour le mortier, certes, mais surtout pour le vrai obus d'artillerie, celui des canons. Les unités d'artillerie calent leur tir grâce à un avant-poste qui est avec les fantassins environ 2 kilomètres avant la zone de contact», professa-t'il doctement. «On les repère facilement, d'ailleurs, ces enculés, parce qu'ils sont toujours en hauteur avec une putain de caisse bourrée d'antennes à la con et ils parcourent le terrain avec un télémètre laser. Faut toujours commencer par buter ces fils de putes sur le front. Toujours, sinon, ils n'apportent que des ennuis. Donc, la règle est: dès qu'on repère un véhicule léger, en hauteur, isolé, mobile, avec un ou deux gars avec des loupiottes rouges à faire les mickeys, on sort le fusil à lunette et on fait le ménage, sinon, on se prend de l'obus sur la joue.»
En veine de confidence, le Major nous appris plein de détails intéressants sur la généalogie, les préférences sexuelles, la taille du sexe et la profession de la maman des artilleurs.
«L'obus n'est pas fait pour faire but, il est fait pour immobiliser hommes et matériel. Un obus qui tombe sur un camion détruit un camion. Un obus qui tombe entre quatre camions immobilise quatre camions. Ces fils de putes d'artilleurs ont toujours intérêt à viser mal. Ils visent tous ensemble, au même endroit, et sans faire attention, pour causer des dégâts latéraux. Je vous le dis, l'artilleur est foncièrement veul et biaisé.». Il avait conclu cette dernière sentence en se grattant pensivement les couilles.
«Bon, maintenant, prends la cavalerie» (le Major avait toujours servi dans la cavalerie, c'est-à-dire les chars) «la cavalerie, c'est tout le contraire. Alors que l'artilleur est loin du front, le cavalier perce le front; alors que l'artilleur se planque, le cavalier charge. L'artilleur vise les coordonnées qu'on lui indique, n'importe où; le cavalier, lui, il doit faire but, quand il est face à un char ennemi, nom de Dieu, il doit lui shooter le cul! Pas à côté, hein, dessus!». Brutalement ranimé, le Major exultait. « Et puis le bruit, mes enfants, le bruit! un obus d'artilleur qui pète un blindage ennemi, ça fait une sorte de gros tremblement sourd! Un pet de reine-mère, je vous dis! Le cavalier, lui, fait du tir tendu! Le tir tendu tape directement dans la cible, ca vous fait un bruit sec, un claquement, comme une tarte dans la gueule! Un vrai pet militaire, mes enfants, mais oui! mi-li-taire! Et cette belle fumée! Cette fumée du char ennemi éventré, mes enfants...». Un sanglot dans la voix, le Major suspendit son discours.
Après quelques secondes d'intense réflexion, tourné vers lui-même, le Major marmona durement: «Ces artilleurs, putain, c'est vraiment des branleurs».
Un obus fit alors voler au dessus de nos têtes quelques dizaines de mottes de terre. Vexé, le Major sauta sur ses pieds, porta ses mains à sa bouche et hurla «'NCULES D'ARTILLEURS!»
Au début, je ne voulais pas vraiment y aller...
Le 20050215 par
... vraiment pas, non.
Je me suis dis qu'il y aurait sans doute plein de cons. Pendant la pause de midi, dans le grand centre commercial de la Défense, chaque boutique dont l'objet était vaguement en relation avec les nanas avait, devant sa porte, une file alignée et bien ordonnée de messieurs polis qui attendaient leur tour pour acheter un réglementaire cadeau: la boutique de bijoux fantaisie, la boutique de chocolat, la boutique de fleurs, tous.
Alors, le soir venu, je n'étais pas chaud pour sacrifier au rituel. Mais, bon, j'étais avec l'aut' p'tit gars, et il semblait quand même vachement y tenir et puis ces dames étaient loin et on devait les rejoindre. Alors il fallait bien y entrer, chez ce fleuriste, ce soir de Saint-Valentin, pour acheter un truc de circonstance.
J'avais entendu, le matin-même, parlé de ces fleuristes qui font la rose rouge à 10 Euros pièce en ce jour particulier. 'nculés. En entrant, j'ai grommelé «plutôt crevard que pigeon». J'étais un peu déçu que les prix soient vaguement corrects, en somme.
La question du jour
Le 20050214 par
La question du jour est un peu touffue. Attention, elle tarabuste méchamment l'âme. La voici:
«Vaut-il mieux subir une injustice que la commettre?»
Dépéchez-vous, vous n'avez que jusqu'à la fin de votre vie pour répondre.
A propos d'aujourd'hui
Le 20050214 par
Oui, donc, sinon...
Joyeuse Saint-Valentin, mon cul!.
Fais moi un jeu
Le 20050214 par
Un peu de douceur en ce jour de la Saint Valentin... Fut un temps où quand j'étais enfant, mais plus assez pour croire au Père Noël, mes parents m'amenaient dans une grande surface pour que mon frêre et moi choisissions nos tant attendus cadeaux de Noël. C'était en 1983 ou 84, j'avais donc 9/10 ans. Cette année là, on avait fait du Logo sur les Thomson TO-70 au primaire. J'étais alors fasciné (déjà) par cette petite flêche à laquelle on pouvait faire dessiner des bites énormes sur l'écran. (Mouais, bon, d'accord, c'est moyen mais merde, on est sur tdlgb.org quoi... du reste on dessinnait vraiment des bites)
Alors j'entre dans le magasin, et je fonce du côté du rayon de l'informatique. Il y avait dans ce rayon tout un tas de petites machines 8 bits. Y'avait tout un tas de grands qui faisaient les craneurs à lancer des commandes sur l'écran qui renvoyaient tout le temps des trucs en Anglais, genre Syntax Error ou Command not found.
Finalement un gars libère une place et lâche la superbe Alice, que je rêvais de toucher depuis longtemps...
Je me hisse tant bien que mal sur cette chaise haute qu'il y avait devant un comptoir où Alice était étendue... Je vois tout le merdier que le gars précédent avait mis à l'écran, alors je reboote le monstre, en tirant sur le fil d'alimentation et en le rebranchant, pendant que le vendeur était occupé à démontrer les capacités d'une autre bécane. Enfin j'ai un semblant de prompt, et là je tape la commande magique, qui m'a bien pris 3 minutes à taper, tant y'avait un connard qui a bien pris soin de mélanger les lettres sur le clavier (A..Z..E..R..T..Y.. pff quel crétin): FAIS MOI UN JEU. Et là cette conne d'Alice me répond: Syntax Error.
Alors j'ai été pris d'un profond désespoir en me disant que quand même les TO-7 de l'école c'était plus sympa... J'étais tellement dégouté que j'ai rejoins mon frêre, et alors que lui s'amusait déjà avec sa Golf radiocommandée, j'ai pris une voiture moi aussi, mais largement plus classe à l'époque: une superbe Renault Fuego grise, avec la bande à la Starky et Hutch.
4 ou 5 jours après, la Fuego ne passait pas le crash test qui lui fut fatal: j'ai tenté une cascade, du haut des escaliers en béton de chez mes grands parents, elle n'a plus jamais marché.
Pour finir cette histoire qui n'intéressera que moi en fait, environ 6 mois après mon père nous ramena un ZX-81 un jour, qu'on avait alors branché sur la télé noir et blanc, via l'entrée antenne. On a fait nos premières armes là dessus.
L'hommage du vice à la vertu du journalisme français
Le 20050210 par
A la radio, un journaliste français évoquait la sombre histoire des écoutes illégales pratiquées par la cellule secrète de l'Elysée, qui fait aujourd'hui l'objet d'un procès retentissant. Il relate que le tribunal a été amené à écouter un entretien que le Président français, alors en fonction, a accordé à des journalistes belges; s'ensuit la diffusion de la bande audio, où l'on entend que les journalistes belges interrogent de manière répétée et insistante Mitterrand sur cette question; le Président elude une première fois la question, répond une phrase faussement naïve à la deuxième, coupe sèchement la parole au journaliste à la troisième et met fin à l'entretien à la quatrième. Visiblement, le Président n'était pas à l'aise avec le sujet.
Le piquant de l'histoire est la manière avec laquelle le journaliste français de la radio a introduit le propos: il a cité un entretien «réalisé par des confrères belges, les seuls qui ont, à l'époque, osé interroger le Président sur ce sujet».
Je présume que ça fait parfois du bien de le dire.
Elle a dit
Le 20050209 par
Elle a dit:
elle
J'ai besoin que tu me manques.
Et j'ai trouvé cela très beau.
La sagesse cachée du mitrailleur avant du Major
Le 20050209 par
Le Major avait une tendresse toute particulière pour son mitrailleur avant, un grand gars flegmatique qui a fini le torse emporté par un tir tendu d'obus fumigène. Ce type maniait la mitralleuse lourde avec la même lenteur consciencieuse et appliquée que le scieur de bois en long. Un jour qu'il passait devant un conseil de discipline un peu serré à la suite d'une incursion de représailles:
- Mon Dieu, mais comment faites-vous pour tirer sur des femmes et des enfants!?
- Bah. Faut viser un peu plus bas.
Les aventures du Major Bardouin
Le 20050206 par
Le Major Bardouin a toujours été une figure exceptionnelle dans le petit groupe que nous formions, après notre démobilisation. Il semblait sans cesse oublier que depuis 1870, la France avait environ perdu toutes les guerres dans laquelle elle avait été impliquée et gardait une energie combative, un optimisme pendant l'assaut et une capacité à élaborer des plans foireux rarement constatés, même parmi la population enthousiaste des petits chefs sortis du rang.
On n'a jamais bien su si Bardouin était son vrai patronyme ou un surnom qui lui venait du pastis homonyme qu'il buvait en grande quantité. Il avait fini dans la cavalerie, c'est-à-dire dans les chars, et semblait illustrer avec bonheur le proverbe qui circulait parmi ces gonzesses de l'artillerie ou des transmissions, qui disaient dans notre dos: «si t'es intelligent, va donc dans la cavalerie, tu seras le seul».
Après des années d'active au cours desquelles il brilla par une audace trempée dans le courage sanglant que seule permet une ébriété avancée, il avait tenté de se reconvertir dans le marketing, parce qu'il estimait qu'après des années de commandement opérationnel dans des situations dangereuses, il était parfaitement en mesure d'expliquer des choses aux gens, même à des cons, merde.
Cette explication n'ayant malheureusement convaincu que lui, il monta sa propre agence indépendante en 1997. Il envoya alors nombre de propositions étonnantes aux plus grandes compagnies du monde, qui, face à l'audace de ses compositions, répondirent pour la plupart par un silence géné. On remarqua tous qu'il avait vraiment été marqué par ses dizaines d'années de service et d'engagement. Il y eu, paraît-il, quelques procès, notamment lorsqu'il publia dans un magazine français sa maquette pour une société d'édition de système d'exploitation renomée. «Y'a pas de mauvaise publicité» avait-il appris un peu vite.
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| Le Major Bardouin élabora une plaquette marketing pour une grande compagnie du logiciel, campagne de 1999. On remarqua immédiatement qu'il restait profondément affecté par ses dizaines d'années d'active. |
Il me semble qu'avant sa semi-retraite dans la publicité, il a toujours été un con heureux d'être dans une guerre. Il avait réussi commander, un moment, un escadron de chars, à moitié par la grâce d'un lieutenant-colonel qui l'avait pris sous son aile protectrice et qui lui avait appris les rudiments du commandement, à moitié parce que la plupart des personnes aptes au poste avait été tuée dernièrement ou refusait d'être embarquée dans les missions foireuses qu'il acceptait toujours avec une jubilation indécente. Lors de son avant-dernière campagne où il me fut donné de le suivre, je découvris avec stupeur qu'il venait d'inventer le concept, pour lui étonnament novateur et entraînant, de la «brigade de chars-snippers». On était loin de tout poste de commandement central, livrés à nous mêmes et ayant du constituer notre unité avec du matériel trouvé sur place. Devant notre infériorité mécanique et matérielle, le Major estima gravement qu'on ne pourrait gagner qu'avec de l'audace. Il avait dans la tête de rendre notre unité assez mobile et discrète pour attaquer, furtivement, des colonnes ennemies en déplacement, bien plus lourdement armées que nous.
Je me souviens qu'il élabora, dans sa tente, à l'aide d'une carte d'état-major et d'un jéroboam de pastis, un plan de harcèlement de l'ennemi. Il nous restait, en tout et pour tout de notre colonne d'origine, six chars, dont l'un était sérieusement endommagé. Il avait dans l'idée d'effectuer une charge héroïque sur un transport ennemi qui devait passer au dessus d'un grand talus.
Avant l'aube, il nous fit déployer en contrebas du talus sur lequel devaient passer les engins mécanisés ennemis. On ne connaissait pas les unités qu'on devait alors engager alors que nos propres équipements étaient, pour la plupart, des épaves rafistolées dont quatre AMX-30 et AMX-30 B2 dotés d'un canon de 105 et au bon vieux moteur Hispano Suiza HS-110 de 720 CV. Si l'ennemi arrivait avec une colonne de transport, c'était le triomphe; il arrivait avec des colonnes de blindés et c'était l'hallali. Le petit Georges, qui conduisait le char de tête, se chia littéralement dessus lorsqu'il vit une colonne d'une vingtaine de T-72 arriver. Le Major ne fut nullement impressionné par cette nouvelle. Il dit sobrement «Jusque là, tout va bien, comme prévu, ils ne nous ont pas encore vu» et, dès que la colonne fut à moitié engagée sur la piste, il fit rugir son moteur, engagea une cible et fonça dessus en hurlant dans son casque.
Nous fûmes tous très étonnés d'abord que le canon de 105 de son AMX-30 put entamer le blindage tout-acier de 100 du T-92 qu'il attaqua de côté. Il














